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Ethologie ?

Ethologie scientifique
et mieux-être des équidés

Raccourcis en cliquant ci-dessous (1 à 4)

1 - Qu'est-ce que l'éthologie ?
2 - Bien-être ou mieux-être des équidés ?
3 - Une nouvelle éthique professionnelle


1 - Qu'est-ce que l'éthologie ?

Rien à voir avec une pratique ou des méthodes équestres individuelles ou fédérales, particulièrement réductrices, bien que dites "éthologiques" : le mot Ethologie est issu des deux mots grecs «ethos» qui signifie «mœurs» et «logos», qui signifie «science». C'est donc étymologiquement la «science des mœurs».
L’objet de cette discipline scientifique est donc l'étude du comportement des animaux, y compris celui de l'homme, dans des conditions de vie données mais variables (milieu naturel, conditions domestiques, en captivité, lors de tests, etc). Elle porte sur les comportements ainsi que sur leurs causes et leurs fonctions. Elle s'apprend pendant de longues années dans les universités et se pratique en observant méthodiquement les animaux en liberté, en semi-liberté ou dans un cadre domestique.

La recherche en éthologie équine est pour sa part toute récente : Les chercheurs du 20ème siècle ont d'abord étudié les espèces sauvages, comme le zèbre, cousin du cheval, mais pas ce dernier puisque c'était un animal domestique. Ce n'est que dans les années 70 que les éthologues s'y intéressent aux Etats-Unis, en étudiant les groupes de chevaux sauvages. Une anglaise, Stéphanie Tyler, a ensuite présenté le résultat de 3 années d'observations, soit près de 4000 heures de travail portant sur une population de 300 poneys New-Forest. En France, c'est en 1974 que Patrick Ducan et son équipe de chercheurs de la station biologique de la Tour du Valat en Camargue, ont commencé une observation quotidienne de chevaux en liberté. Elle a duré 10 ans. Les premières thèses datant de la fin du siècle dernier, on ne sait donc que très peu de choses sur la psychologie du cheval et l'on peut dire que 60% de son mode de pensée et de ses moyens de communication restent aujourd'hui à découvrir. En ce qui concerne les poneys, les ânes et les mules, les connaissances restent encore plus aléatoires...

L’éthologie vétérinaire constitue quant-à elle une nouvelle approche de la profession, clairement divergente de la zoopsychiatrie. Elle s’appuie sur les données étayées par les travaux scientifiques d’observation, à laquelle s'ajoute une approche fondamentalement clinicienne, le « comportementalisme », qui se définit comme un ensemble d’outils et de méthodes d’intervention techniques multiples et créatifs, constamment remis en cause. Il s’en dégage une efficacité pour une prise en charge fonctionnelle des comportements gênants des animaux. L’éthologie vétérinaire (clinique) se réclame donc d’une "éthologie scientifique appliquée à la prise en charge des troubles du comportement des animaux domestiques" (source : SEEVAD).

2 - Bien-être ou mieux-être des équidés ?

Il est très difficile d'obtenir le bien-être des équidés dans le cadre de la domestication, encore plus dans le cadre de l'enseigenement des sports équestres aux débutants. Claire Neveux, titulaire d'un Master d'Ethologie appliquée, préfère utiliser le terme de "mieux-être" de l'animal.
Equiref adhère à cette formule et l'adopte sur de nombreuses pages du site.

3 - Une nouvelle éthique professionnelle

domesticationequitablecustomEquiref souhaite promouvoir une notion de relation équitable, qui tienne compte de l'éthogramme des équidés, leur accorde un minimum de liberté et de vie sociale, respecte leur âge et leurs capacités physiques pour leur éducation et leur dressage, favorise un travail sans stress, ni contrainte physique et leur offre des conditions d'hébergement adaptées à leur besoin élémentaire d'espace...
Après avoir proposé une première charte éthique en 2013, Equiref propose désormais une
éthique professionnelle et des principes spécifiques pour le mieux-être des équides et l'apprentissage des chevaux, qui évolueront au fur et à mesure des conclusions apportées par les études scientifiques.
L'apprentissage des ânes et hybrides, vu d'un point de vue scientifique, fait actuellement l'objet de recherche d'informations. Si vous connaissez des textes s'y référant, merci de les communiquer à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. !

, à moyen terme,